Le jour où j’ai décidé de cuisiner

Je n’ai  jamais vraiment aimé cuisiner, l’huile qui saute, le gras partout, les odeurs dans les cheveux et sur les vêtements, vider le poisson,  les trucs gluants, les ratés, les trop cuits, les pas assez, les catastrophes dans le four, les brûlures,  les incendies #jesuiscuisine Bref TOUT peut arriver en cuisine.

Le jour où j’ai décidé de cuisiner j’avais 6 ans, l’âge où mes amis faisaient leur premier biberon ben moi c’était mon premier poulet rôti #kfc. Il était parfait, doré, croustillant… Aaaah pour croustillant il l’était…. J’avais mis tellement de sel que ça croustillait, ça cristallisait. J’ai eu beau réessayer,  mon poulet finissait toujours à la poubelle si bien que je ne sale plus depuis.

Le jour où j’ai décidé de cuisiner c’est quand j’ai quitté le domicile familial. Maman n’était plus là pour faire de bons petits plats et cuisiner comme elle coûtait cher #radine Aaaah la vie d’étudiant : on se jette sur les conserves, les surgelés en tout genre, on se fait livrer, on adoooore la pizza et les pâtes. Ben oui, on veut cuisiner mais on a la flemme.

Le jour où j’ai décidé de cuisiner j’ai appelé Maman à la rescousse. On a d’abord passé des heures au téléphone (je n’habitais pas du tout à l’étranger donc ça nous coûtait pas du tout chère #fauchée). Puis heureusement SKYPE existait avant Marmiton mais avec la superbe connexion ADSL  de l’époque mon caramel fait maison avait le temps de brûler avant de connaître le reste des instructions du chef.

Le jour où j’ai décidé de cuisiner c’est quand je me suis mise en couple pour la première fois… Ah ben non ce n’était pas là car il préférait cuisiner…. Aaaah la joie d’être en couple.

Le jour où j’ai décidé de cuisiner c’est quand j’ai décidé de grandir. Je vous rassure j’appelle toujours maman car il n’y a pas meilleur « bouquin » de cuisine. Mais maintenant  je goûte, je découpe, je ne fais pas de grimace en nettoyant un poisson,  je ne me brûle pas, j’essaye de ne pas me couper, je salis toujours autant mais je suis organisée, je sale à peine, je mets pleins d’épices, je fais mijoter, je choisis mes ingrédients avec soin, je fais au pif,  j’améliore même les recettes de Maman… l’élève dépasserait-il le maître ? Comme cuisiner devient facile et accessible, on découvre de nombreuses recettes sur internet, des vidéos très ludiques. Alors j’invite, je réinvite amis et famille à la maison. Je fais même des gâteaux que je ne mange pas. Je me contente toujours d’un bon plat de pâtes #lespatescestlavie mais pour les autres je sors le grand jeu et j’adore ça.

Pssst-cookcooning

En fait le jour où j’ai vraiment décidé de cuisiner c’est quand je suis tombée amoureuse. Il n’y a rien de plus beau que de faire plaisir à celui ou celle avec qui on partage sa vie #gnangnan

Je pourrais remettre ma casquette d’étudiante ou de  femme pour qui on fait à manger- je la ressors de temps en temps hein faut pas déconner #princesse – mais je n’en ai pas envie  #gnangnan

Finalement, on n’a pas besoin de sortir les couverts en argent ou prendre des notes dans Top Chef.  Il suffit de faire la cuisine avec le cœur #gnangnan et c’est ce cœur qui m’a inspirée #gnangnan Aaaah l’amour…  Loin de me considérer  comme une grande cuisinière, je n’ai pas ouvert un restaurant mais plutôt un compte instagram afin de donner envie aux gens de cuisiner comme moi, simplement avec le cœur.  

C’est donc depuis ce jour là que j’ai décidé de cuisiner #cookcooning